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Les données générales du bassin versant

Pour mieux comprendre son fonctionnement ...

 

Relief et contexte géologique

 

 

Notre secteur d’étude est concerné par le plateau des Yvelines et de l’Hurepoix. A cheval sur les Yvelines et l’Eure-et-Loir, le bassin est principalement composé, à l’amont, d’espaces boisés (massif forestier de Rambouillet) qui dominent le territoire entre 150 et 180 m d’altitude.

L’aval du bassin, quant à lui, est décrit par une basse vallée se situant entre 90 et 120 m d’altitude. L’altitude maximale est de 188 m au sommet du plateau à l’amont et l’altitude minimale est de 95 m à l’exutoire.

Le territoire repose sur différentes formations géologiques complexes, qui se révèlent progressivement du sud au nord par l’apparition de couches alternées de sables et de calcaires, plus ou moins mêlées d’argiles à meulières. Les sables se maintiennent dans bon nombre d’endroits, tandis qu’ailleurs réapparaît la couche calcaire. Le substrat argileux confère un caractère hydromorphe aux sols et régit donc leur utilisation. Ainsi, si le plateau des Yvelines est largement cultivé, les parties impropres à l’agriculture sont végétalisées (chênaie, charmaie…). Le fond de vallée hydromorphe porte des sols alluviaux (limons, sables).

Les couches dures (marno-calcaires), résistant davantage à l’érosion, ont donné naissance à des plateformes légèrement inclinées qui structurent le paysage.

Dans le nord du bassin versant, la plateforme structurale du calcaire de Beauce (Stampien) domine la région de Rambouillet et disparaît progressivement dans la partie nord où elle apparaît encore.

Au sud, les sables de Fontainebleau reposent directement sur la craie de manière non conforme. Les versants à faible pente du bassin de la Drouette sont alors façonnés dans les sables de Fontainebleau.

 

 

Occupation des sols

 

 

 

 

On retrouve deux principales entités paysagères sur le bassin versant : un milieu forestier et un milieu agricole (de type grandes cultures), ponctués de deux pôles impliquant une pression urbaine relativement importante.

 

D’une superficie totale d’environ 110 km², les boisements dominent largement le bassin. Ces massifs forestiers font pour plus de la moitié l’objet d’une gestion publique domaniale assurée par l’Office National des Forêts (ONF). Ces surfaces sont principalement localisées sur les communes de Rambouillet et de Poigny-la-Forêt.

 

Les surfaces agricoles, quasiment toutes drainées, tiennent également une place majeure dans le bassin (environ 100 km²). Elles occupent quelques plateaux majeurs insérés dans des zones boisées à l’amont d’Epernon (plateau d’Hermeray-Raizeux, plateau de Gazeran, plateau d’Orphin-Orcemont), et elles dominent l’occupation du sol à l’aval d’Epernon (sur les versants en rives gauche et droite de Hanches, Saint-Martin-de-Nigelles et Villiers-le-Morhier).

 

Ces zones de plateaux ondulés et bordés de coteaux évoluent d’une commune à l’autre. Les coteaux se composent généralement de vastes boisements de feuillus mais s’ouvrent parfois pour accueillir une alternance de plaines cultivées et de quelques rares pâturages. La présence de boisements indique clairement la rupture entre coteaux et plateaux, et à ce titre, représente un élément identitaire fort. Notons également la présence de vallées sèches plus ou moins marquées, mais qui participent à créer des liens transversaux entre plateaux et coteaux tout en jouant un rôle déterminant dans les processus d’écoulements des eaux. Peu perceptibles physiquement, les cours d’eau constituent cependant le fil conducteur de cet ensemble paysager grâce à la végétation associée aux berges.

 

Enfin, l’urbanisation se concentre donc essentiellement en deux pôles majeurs localisés sur les communes de Rambouillet et d’Epernon. Ces deux secteurs fortement urbanisés affectent particulièrement le territoire en matière d’infiltration et de ruissellement superficiel. Les autres communes du bassin versant, quant à elles plus rurales, impliquent une domination de parcs et jardins dans le lit majeur des cours d’eau au niveau des bourgs.

 

Contexte hydrologique

 

 

L’essentiel des données hydrométriques de la Drouette en matière de débits repose sur la station de mesure de Saint-Martin-de-Nigelles (code station : H9113001).

Cette station, gérée par la DREAL Haute-Normandie, se situe sur la Drouette aval et contrôle ainsi 98 % du bassin versant. Elle dispose d’une chronique de débits de 32 ans de mesures et permet notamment de déterminer les débits caractéristiques moyens inter-annuels (modules), d’étiage et de crues.

L’exploitation des données existantes pour cette station révèle que le débit moyen de la Drouette est faible : 0,89 m3/s environ.

En été (période d’étiage), de juillet à septembre inclus, le bassin versant connaît des débits moyens mensuels relativement faibles, pouvant atteindre des valeurs oscillant autour de 0,5 m³/s au mois d'août. Les hautes eaux se déroulent en hiver et se caractérisent par des débits mensuels moyens allant de 1,13 à 1,30 m³/s, de décembre à mars inclus (avec un maximum en janvier).

 

Source : Banque Hydro